

Le 23 octobre l’Assemblée nationale a voté en 1ère lecture sur le volet recettes du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale, le PLFSS 2027.
Résultat :
Nombre de votants : 138 ; Nombre de suffrages exprimés : 116
Pour l’adoption : 1 / Contre : 115 / Abstention : 22
C’est un rejet historique : 1 seul député pour le PLFSS déposé par le gouvernement !
Le gouvernement, veut 54 milliards de coupes budgétaires en 2027, vers 120 – 150 milliards d’ici 2032. Un changement de société qui inquiète.
Pour le MEDEF « les caisses » sont pleines. Il exige des dizaines de milliards d’exonérations de cotisations sociales et d’impôts supplémentaires.
La droite et l’extrême droite, les grands médias, le soutiennent : la Sécurité sociale ne serait plus « soutenable ». Il faudrait la remplacer par des complémentaires hors de prix, de la capitalisation, comme aux Etats Unis.
Les salarié.es, la population, sont attachés aux services publics, à la Sécurité sociale. Il lui faut les moyens nécessaires pour satisfaire les besoins.
Pour des député.es il est hors de question de couper le budget santé, de désindexer des retraites…Ils proposent des recettes supplémentaires, refusées.
Pour nombre de député.es, soit il faut encore plus d’austérité, soit en précampagne électorale il faut éviter un vote qui puisse être popularisé par les adversaires.
Résultat : aucune formation politique pour voter le PLFSS en 1ère lecture.
C’est d’autant plus facile que la Constitution permet d’imposer le budget de la Sécu sans vote : le gouvernement va tenter de passer par le 49-3 ou par les ordonnances.
La crise actuelle se reflète à la fois dans la colère généralisée et dans l’autoritarisme. La manifestation est un droit constitutionnel mais son exercice est entravé. On fait « du chiffre » avec les interpellations de milliers lycéens reconnus innocents, de salarié.es. Pour condamner ceux qui n’ont rien fait on veut une loi dite « anticasseurs » : un black bloc casse ou agresse et s’enfuit. Ceux qui se trouvaient dans les parages doivent payer au lieu du black bloc !
Au sommaire ce mois-ci :
p.1 : L’édito / p.2 et 3 : International : Elections en Allemagne (2nde partie) / p.4 à 6 : Place au débat : PLFSS 2027 : Feu sur la Sécu, feu sur les retraites / p.6 et 7 : Brève sociale : Fonderies de Bretagne / Les bras m’en tombent : Ont-ils étudié l’économie ? / p.8 : Coup de gueule : Sécheresse : les banques s’enrichissent sur le dos des paysans / Avez-vous remarqué ? : Aides publiques et dividendes
L’édito de Pierre KERDRAON
Après les gilets jaunes, après les manifestations contre la retraite à 64 ans, le gouvernement fait face à une énième crise majeure avec la contestation des lycéens et des étudiants dont les revendications sont tout à fait légitimes.
Remplacement des professeurs absents, Parcoursup, dégradation des conditions de travail, … qui peut vraiment contester la justesse des mécontentements, auxquels s’ajoutent la colère des enseignants dont les demandes n’ont jamais été satisfaites par les cinq ou six ministres de l’éducation depuis le premier quinquennat de Macron en 2017 ?
Bien sûr, on doit aussi déplorer les violences et saccages des mobiliers urbains et établissements, d’ailleurs bien souvent commis par des groupes extérieurs aux manifestants. Mais ne faut-il pas se demander si cette violence n’a pas un rapport avec la manière dont le gouvernement se sert des forces de l’ordre ?
Les méthodes de la police et de la gendarmerie ne sont manifestement pas capables de gérer correctement les manifestations comme on a déjà pu le constater lors des précédentes crises. (.../...)
Au sommaire ce mois-ci :
p.1 : L’édito / p.2 et 3 : International : Elections en Allemagne (1ère partie) / p.4 à 6 : Place au débat : N’acceptons aucun effort pour les salariés et retraités ! / p.7 : Actualités sociales : Duralex, suite ; La BCE monte ses taux / p.8 : Coup de gueule : Laïcité : quand le conseil d’Etat ignore la loi Debré et l’aggrave / Les bras m’en tombent : l’interview du ministre du budget
L’édito de Pierre KERDRAON
Comme chaque année au moment de la rentrée scolaire on nous annonce un automne chaud, non pas du fait de la chaleur atmosphérique mais en raison des manifestations prévues.
Cette année n’échappe pas à la règle. Pompiers, hôpitaux, fonction publique, buralistes s’apprêtent à faire entendre leurs voix face à un gouvernement qui ne répond pas à leurs attentes. La presse évoque même une reprise des gilets jaunes.
Les conséquences de la canicule et les ravages des feux dans nos forêts ont mis en lumière non seulement le courage des hommes et des femmes du feu mais aussi leurs immenses besoins matériels logistiques et humains. Parce que mieux vaut prévenir que guérir répondre à leurs attentes c’est faire preuve du bon sens d’autant que les épisodes de canicule que nous avons subis risquent de se reproduire les prochaines années sans compter le risque de crues en hiver. Les hôpitaux ont dû faire face aux conséquences sanitaires des bouleversements climatiques et même si elles se sont soldées par une mortalité supplémentaire, celle-ci a pu être contenue grâce au personnel hospitalier.(.../...)
Au sommaire ce mois-ci :
p.1 : L’édito / p.2 : International : Campagne électorale en Israël / p.3 à 6 : Place au débat : Les non-dits du rapport du COR / p.6 et 7 : Brèves sociales : Smicardisation ; Ambroise-Croizat ; Réouverture ligne régionale SNCF ; Rassemblement à Robert-Debré ; Tefal / p.8 : Coup de gueule : Espèce de nanti d’agent public ! / Avez-vous remarqué : Arcelor-Mitta
L’édito de Pierre KERDRAON
Après d’intenses tractations un accord a pu être enfin trouvé entre les Etats-Unis et l’Iran même s’il est fragile et peut-être remis en cause à tout moment par l’un ou l’autre des belligérants. Et ce d’autant que tous les problèmes sont loin d’être résolus, que ce soit le détroit d’Ormuz ou la question du nucléaire iranien. Etats-Unis et l’Iran cherchent à s’imposer comme partenaires auprès des autres états du golfe. Pendant ce temps la guerre entre l’Ukraine et la Russie continue et rien ne permet de dire quelle en sera l’issue. Même si on en parle moins plusieurs pays d’Afrique sont aussi en proie aux ravages de la guerre.
En Europe et en France en particulier ce sont les conséquences des canicules qui se font sentir et mettent en lumière tout ce qui n’a pas été fait pour protéger les populations du réchauffement climatique. Il n’est évidemment pas normal que les hôpitaux ne puissent pas assurer aux personnels comme aux patients de vivre dans un espace climatisé et qu’une partie des appartements continuent à être des bouilloires thermiques.
Loin de les supprimer le gouvernement vient d’ailleurs d’autoriser à nouveau la location de certains d’entre eux tandis que le parlement s’apprête à réautoriser l’utilisation de deux pesticides interdits malgré les conséquences pour la santé des agriculteurs et des populations proches des lieux d’épandage de ces poisons. (.../...)
Au sommaire ce mois-ci :
p.1 : L’édito / p.2 : International : Allemagne ; Chine / Avez-vous remarqué ? : Une hausse continue de la pauvreté / p.3 à 6 : Place au débat : vers un budget explosif / Scandale : Duralex / p.7 : Brèves sociales : Stellantis, Suivi médical, aide à domicile INC, inégalités salariales femmes-hommes / Les bras m’en tombent : Rester vigilants / p.8 : Coup de gueule : Le maire RN a supprimé l’hommage du 1er mai aux mineurs.
L’édito de Pierre KERDRAON
A l’heure où j’écris ces lignes, difficile de dire si un accord pourra être signé entre les Etats-Unis et l’Iran. Du résultat des pourparlers dépend évidemment la question énergétique en France et dans le monde. Question qui n’est pas anodine alors que dans quelques semaines des millions de nos compatriotes s’apprêtent à prendre la route pour rejoindre leur lieu de vacances. D’ores et déjà on peut affirmer que cette guerre aura surtout permis au régime iranien de se renforcer aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Il ne suffit pas d’avoir la première armée du monde pour remporter une guerre. On l’avait déjà vu en Corée, au Viet-Nam ou plus près de nous en Afghanistan.
Au cours de ces derniers mois Trump a beaucoup perdu en crédibilité. Non seulement en s’engageant dans une guerre refusée par une majorité d’Américains y compris par ses propres partisans mais aussi par ses déclarations à l’emporte-pièce affirmant un jour le contraire de ce qu’il a dit la veille. Derrière ces deux puissances il ne faut pas oublier la question du Liban dont la population subit depuis trois mois des frappes entrainant plusieurs centaines de milliers de déplacés et des centaines de morts. (.../...)
REsistance SOciale
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et directrice de la
publication :
Marinette BACHE