

Ce projet de restructuration comprend la fermeture des deux établissements d’Aunay-sur-Odon et de Mâcon. Les établissements concernés par le projet de restructuration sont situés à Saint-Ouen l’Aumône (Val d’Oise), Montluel (Ain), Chassieu (Rhône), Mâcon (Saône-et-Loire), Aunay-sur-Odon (Calvados), Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées) et Geispolsheim (Bas-Rhin).
Les syndicats contestent le projet en affirmant que « lors des réunions du Comité central d’entreprise (CCE) sur le volet économique, qui se sont tenues en juin, la direction d’ABB France n’a donné aucun élément tangible qui motive le projet de restructuration".
Ils expliquent que « le site d’Aunay-sur-Odon, menacé de fermeture avec 53 licenciements, est rentable, avec un chiffre d’affaires légèrement en hausse en 2008 (+ 5 %). Il n’y a, non plus, aucune justification réelle à arrêter la production de micromatériels à Montluel, dont l’activité est bénéficiaire et le chiffre d’affaires en augmentation de 12 % en 2008 ».
Les syndicats soulignent que « la direction d’ABB France, pourtant tenue de remettre les documents économiques essentiels pour l’établissement du rapport de l’expert nommé par le CCE, n’avait remis à aujourd’hui que 30 % des informations attendues dans les délais prévus ».
Lors de la première réunion du CCE extraordinaire sur le volet social, la direction a proposé de remettre une partie des documents à l’expert du CCE le 24 juillet pour clore son rapport avant la fin du mois.
Mais les syndicats réitèrent leur demande d’obtenir toutes les informations nécessaires. Selon eux, une suspension du processus jusqu’au 27 septembre est sinon inévitable.
N’estimant pas disposer de tous les éléments, les élus du personnel ont voté à unanimité une résolution pour saisir la justice et déposer une requête de suspension du PSE.