Début des négociations sur le pouvoir d’achat en Guyane
Mis en ligne le 26 mars 2009
Les négociations sur le pouvoir d’achat et la vie chère ont commencé à la préfecture de Cayenne, en Guyane, en présence des pouvoirs publics et des représentants syndicaux, associatifs et patronaux, sur la base de revendications présentées par deux collectifs différents.

Le 25 mars, les négociations ont été interrompues à la suite d’un désaccord entre d’un côté le patronat et la préfecture, et de l’autre le collectif "MKL" ("Mayouri Kont Leksplwatasyon", collectif contre l’exploitation) sur les conditions de médiatisation des discussions, a indiqué le MKL souhaitant une retransmission en direct, contre l’avis de la préfecture et du patronat.

Dans l’après-midi, les discussions ont repris sur la question de la formation et de la baisse des prix en Guyane, en présence des élus, de représentants de l’administration et de la grande distribution, et d’un seul des deux collectifs, le "Mayouri Pou Lavi Miyow" (collectif pour la vie meilleure).

Le "Mayouri Kont Leksplwatasyon" regroupe 30 organisations syndicales et associatives, dont les principaux syndicats de Guyane (UTG - Union des travailleurs Guyanais, CDTG/CFDT, FO, Unsa, et Solidaires Guyane, qui regroupe les syndicats Sud).

Le MKL a élaboré une plate-forme de 132 revendications, dont le SMIC à 1500 euros, la diminution des prix de 40%, la priorité à l’embauche et à la promotion du personnel local, la revalorisation des minima sociaux, un "plan Guyane" pour l’éducation et la santé, et un meilleur aménagement du territoire.