Journal RESO n° 261
Septembre 2026
Mis en ligne le 17 septembre 2026

Au sommaire ce mois-ci :

p.1 : L’édito / p.2 et 3 : International : Elections en Allemagne (1ère partie) / p.4 à 6 : Place au débat : N’acceptons aucun effort pour les salariés et retraités ! / p.7 : Actualités sociales : Duralex, suite ; La BCE monte ses taux / p.8 : Coup de gueule : Laïcité : quand le conseil d’Etat ignore la loi Debré et l’aggrave / Les bras m’en tombent : l’interview du ministre du budget

L’édito de Pierre KERDRAON

Comme chaque année au moment de la rentrée scolaire on nous annonce un automne chaud, non pas du fait de la chaleur atmosphérique mais en raison des manifestations prévues.

Cette année n’échappe pas à la règle. Pompiers, hôpitaux, fonction publique, buralistes s’apprêtent à faire entendre leurs voix face à un gouvernement qui ne répond pas à leurs attentes. La presse évoque même une reprise des gilets jaunes.

Les conséquences de la canicule et les ravages des feux dans nos forêts ont mis en lumière non seulement le courage des hommes et des femmes du feu mais aussi leurs immenses besoins matériels logistiques et humains. Parce que mieux vaut prévenir que guérir répondre à leurs attentes c’est faire preuve du bon sens d’autant que les épisodes de canicule que nous avons subis risquent de se reproduire les prochaines années sans compter le risque de crues en hiver. Les hôpitaux ont dû faire face aux conséquences sanitaires des bouleversements climatiques et même si elles se sont soldées par une mortalité supplémentaire, celle-ci a pu être contenue grâce au personnel hospitalier.(.../...)

Alors que le gouvernement refuse à nouveau d’augmenter le montant du point d’indice, la fonction publique crie à nouveau son ras le bol face à un pouvoir d’achat qui ne cesse de se dégrader et à des conditions de travail toujours plus difficiles.

Face à ce mécontentement généralisé dont on ne peut prédire l’issue, le gouvernement Lecornu use toujours des mêmes recettes à l’approche du vote du budget. Retraités, malades, chômeurs sont une fois de plus dans son viseur alors que la véritable cause de la situation financière de notre pays – la politique de l’offre et les cadeaux fiscaux aux entreprises- n’est pas remise en cause.

Pouvons-nous espérer que la prochaine campagne présidentielle sera l’occasion de dire enfin la vérité aux Français et de mettre en cause les vrais responsables de la situation qui se relaient depuis trop longtemps à la tête du pays ?

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