Journal RESO n° 260
Juillet/Août 2026
Mis en ligne le 5 juillet 2026

Au sommaire ce mois-ci :

p.1 : L’édito / p.2 : International : Campagne électorale en Israël / p.3 à 6 : Place au débat : Les non-dits du rapport du COR / p.6 et 7 : Brèves sociales : Smicardisation ; Ambroise-Croizat ; Réouverture ligne régionale SNCF ; Rassemblement à Robert-Debré ; Tefal / p.8 : Coup de gueule : Espèce de nanti d’agent public ! / Avez-vous remarqué : Arcelor-Mitta

L’édito de Pierre KERDRAON

Après d’intenses tractations un accord a pu être enfin trouvé entre les Etats-Unis et l’Iran même s’il est fragile et peut-être remis en cause à tout moment par l’un ou l’autre des belligérants. Et ce d’autant que tous les problèmes sont loin d’être résolus, que ce soit le détroit d’Ormuz ou la question du nucléaire iranien. Etats-Unis et l’Iran cherchent à s’imposer comme partenaires auprès des autres états du golfe. Pendant ce temps la guerre entre l’Ukraine et la Russie continue et rien ne permet de dire quelle en sera l’issue. Même si on en parle moins plusieurs pays d’Afrique sont aussi en proie aux ravages de la guerre.

En Europe et en France en particulier ce sont les conséquences des canicules qui se font sentir et mettent en lumière tout ce qui n’a pas été fait pour protéger les populations du réchauffement climatique. Il n’est évidemment pas normal que les hôpitaux ne puissent pas assurer aux personnels comme aux patients de vivre dans un espace climatisé et qu’une partie des appartements continuent à être des bouilloires thermiques.

Loin de les supprimer le gouvernement vient d’ailleurs d’autoriser à nouveau la location de certains d’entre eux tandis que le parlement s’apprête à réautoriser l’utilisation de deux pesticides interdits malgré les conséquences pour la santé des agriculteurs et des populations proches des lieux d’épandage de ces poisons. (.../...)

On aurait pu espérer que la prochaine élection présidentielle soit l’occasion d’un débat sur ces sujets et sur celui de la lutte contre le réchauffement climatique mais on peut craindre que le débat se limite à la question de la délinquance sous toutes ses formes et sur les remèdes pour y faire face.

Si les questions de sécurité sont préoccupantes pour nos concitoyens, à Résistance sociale, nous craignons surtout qu’une fois encore la question sociale -et les choix économiques y afférant- passe à la trappe alors même qu’elle est le véritable enjeu des prochaines années.