

L’Allemagne paie son hypocrisie et son inconstance (par Mathias Weidenberg)
Elle n’est pas élue temporairement au conseil de sécurité. C’est un échec pour Merz et la CDU, qui n’ont pas vu venir l’humiliation publique. Le crépuscule est international : ce sont le Portugal et l’Autriche qui sont passés. L’Allemagne paye son soutien inconditionnel à Nétanyahou, son refus de critiquer les foucades guerrières de Trump au Venezuela et en Iran, tout en menant une campagne sur "le droit international" - et en promettant d’avoir des poches pleines pour l’aide humanitaire alors que cet argument perd du poids, même en Afrique, où malgré l’arrêt de l’aide américaine, on se tourne vers la corruption et les armes russes ou chinoises. Et puis Merz a coupé dans les fonds d’aides au développement, et salué la guerre en Iran comme "le travail sale" nécessaire.
Ça c’est de la constance, et de la défense du droit international, au nom de "la paix" (ce que prétendait le ministre des affaires étrangères allemand). Le crépuscule économique rapetisse l’influence internationale. Ce n’est ni avec ce gouvernement ni avec les paradigmes actuels que l’Allemagne s’en sortira.