Journal REsistance SOciale n°178
Février 2019

Au sommaire ce mois-ci :

p.1 et 2 : L’édito / p.2 : Solidarité internationale (Venezuela) / p.3 à 5 : Place au débat (réduction de la dépense publique ?) / p.6 et 7 : International (Traité d’Aix-la-Chapelle) / p.7 : Actualité sociale (Alstom) / p.8 : Coup de gueule (Métropolisation)

L’édito de Marinette Bache

J’écris cet éditorial à la veille du 15ème épisode du mouvement des gilets jaunes : 3 mois de mobilisation, un taux toujours très fort de soutien dans l’opinion publique. Et ceci malgré l’alliance du pou-voir, de la finance, de la bien-pensance et de la suffisance pour contrer et/ou discréditer cette révolte populaire.

Macron sillonne la France au nom de cet écran de fumée qu’il a baptisé « grand débat national » ; plus personne n’y croit. Il n’affronte bien sûr pas d’assemblées publiques mais convoque les maires dont il limite la parole (après avoir sérié les thèmes autorisés au débat) et auxquels il donne des leçons pas toujours appréciées. Il est des maires ruraux pour saisir l’occasion de parler de leurs services publics supprimés ou lui rappeler que les revendications des GJ ne s’adressent pas aux élus locaux mais à lui et à son gouvernement. En tous cas le leader d’En-marche et des « carrés Hermès » a trouvé le bon moyen pour faire payer sa campagne européenne par les deniers publics. Sans compter les passages TV… Dans l’indifférence d’institutions telles la Cour des comptes dont les membres payés jusqu’à 15 000 € trouvent que les fonctionnaires qui touchent 1 500€ sont des privilégiés… et trop nombreux.

Plus graves encore sont les accusations, quelquefois relayées dans les rangs de la gauche, destinées à discréditer ce mouvement. Oui, il est divers, large, hétérogène, inconstruit. Il est à l’image de notre peuple avec ses qualités et ses défauts. Il porte des revendications qui sont celles du mouvement so-cial : salaire et pouvoir d’achat, services publics à proximité, justice fiscale, dignité sociale, aspiration à exercer sa citoyenneté. Mais il lui arrive de se laisser infiltrer par l’ultra-gauche des black-blocs qui casse. Du flic, des magasins, des voitures, des symboles de la République… De se faire infiltrer aussi par l’extrême-droite raciste et antisémite que nous condamnons sans détours : c’est le combat de toujours du Mouvement Ouvrier quand d’autres n’ont pas hésité à collaborer. Il est très dangereux de vouloir réduire cette révolte à cela, quand ce n’est pas d’essayer de mettre sur le dos des GJ, indifféremment, des actes antisémites dont il est prouvé, à peine publication est-elle faite sur les « réseaux sociaux », qu’ils sont l’œuvre de véritables fachos qui n’ont rien à voir avec ce mouvement.

A traiter, au mieux, ce mouvement de populiste – alors qu’il est populaire- à mépriser tout un peuple, à le renvoyer à une image exécrable de lui-même, on joue avec le feu. Mais qu’importe aux privilégiés ! De BHL à Alain Minc, de Deneuve à Berléand, les Gilets jaunes les « font chier » (sic). Que cessent ces cris de misère qui les empêchent de jouir sereinement de leur fortune ! (...)

Journal REsistance SOciale n°177
Janvier 2019

Au sommaire ce mois-ci :

p.1 et 2 : L’édito / p.3 à 5 : Place au débat / p. 6 et 7 : Actu sociale / p.8 : Coup de gueule

L’édito de Marinette Bache

Depuis le 17 novembre, donc près de 2 mois et demi un grand mouvement populaire revendicatif, revêtant une forme toute nouvelle, traverse la France. Il bénéficie, malgré le pilonnage de médias à la solde de la macronie, d’un large et durable soutien des Français.

Pourtant tout est fait pour le discréditer, particulièrement par la mise en exergue de quelques « leaders » -désignés comme tels par quelques « journalistes » ou officines gouvernementales- aux prétendues accointances d’extrême droite. N’est-on pas allé jusqu’à ce que certains, à gauche, militants, partis ou syndicats, déboussolés par cette révolte spontanée, affichent leur méfiance, quelquefois leur rejet ? Heureusement cette période est derrière nous.

Comme pourrait-il en être autrement ? Les revendications des « Gilets jaunes (GJ) » nous sont familières. Elles portent une profonde fibre sociale. Exprimées par des mots et des expressions qui ne sont pas les nôtres car les GJ ne sont que rarement de milieux militants, elles concernent les salaires et le pouvoir d’achat, les taxes, l’ISF et la justice fiscale, l’aménagement du territoire, les transports et les services publics de proximité. Elles exigent également reconnaissance et dignité.

Sont-ce des revendications de droite ? Bien sûr que non ! Certes il y a des infiltrations mais ce ne sont que des manœuvres ; évitons d’en faire des généralités, ce n’est pas rendre service à ce mouvement, mais c’est faire le jeu de Macron. Par contre, c’est vrai qu’ils n’ont guère confiance en la gauche ; après tant de trahisons, on peut comprendre. A nous de revenir à la hauteur.

L’autre voie employée pour discréditer les GJ passe par l’accusation systématique de violence. D’abord, même si à RESO, nous ne tomberons jamais dans « l’anti-police » systématique, nous ne pouvons passer par pertes et profits l’attitude inadmissible d’une poignée de policiers qui déshonorent leur profession par leur conduite. Et surtout nous affirmons que les plus hautes autorités se discréditent par leur gestion des manifestations. Ensuite, oui, il y a eu des débordements à Paris, 2 samedis de suite, et dans quelques grandes villes de province. Une observation honnête y relève toute de suite l’infiltration des mêmes casseurs savamment utilisés, dans le mandat précédent, pour déconsidérer les manifs contre la loi El Khomri. On connait désormais bien cette tactique du pouvoir. On a aussi eu affaire aux perturbateurs dits de l’ultragauche, souvent issus de milieux bourgeois, bien éloignés des difficultés salariales et venus se donner le frisson en « cassant du flic ». Plus grave, les identitaires de l’extrême droite, racistes et antisémites, ont essayé de dévoyer le mouvement.

Qu’a-t-on constaté ? Que, très majoritairement, ils ont été rejetés par les vrais « Gilets jaunes », ceux issus du peuple et qui se relaient pour occuper les ronds-points et participer aux manifs du samedi que le gouvernement n’arrive pas à stopper.

Meilleurs vœux pour 2019
L’équipe de Résistance sociale vous présente ses meilleurs vœux pour la nouvelle année.
Journal REsistance SOciale n°176
Décembre 2018

Au sommaire ce mois-ci :

p.1 : L’édito / p.2 : Solidarité internationale / p.3 à 6 :]] Place au débat / p.7 : Coup de gueule / p.8 : Hommage à Bernard DEFAIX

L’édito de Marinette Bache

Il a donc parlé. Après 3 semaines de silence devant une révolte populaire d’une ampleur inégalée depuis des décennies, E. Macron s’est décidé à s’adresser aux Français par une allocation télévisée de 13mn. En attendions-nous vraiment quelque chose ? J’en doute. Mais, s’il y avait quelques indécrottables optimistes, les voilà ramenés à la dure réalité. Qu’a-t-il annoncé ?

*Une augmentation de 100€ mensuels du SMIC. Mensonge. L’employeur ne paiera rien ; il n’y aura aucune cotisation (donc de droits liés) sur ces 100€. Il s’agit, en fait, d’une légère augmentation de la prime d’activité payée, elle, par les impôts des Français. Et encore ne s’agit-il que d’une anticipation du rattrapage promis, qui devait se faire en 3 fois (30€ en avril 2019, 20€ en avril 2020, 20€ en avril 2021). Tant mieux pour l’avance… mais il n’empêche que l’augmentation réelle de cette prime d’activité assumée par l’État sera de… 30€ !

*Les retraités sont salués avec insistance… mais récupèrent des miettes : la hausse de la CSG est suspendue pour 2019 pour ceux dont le montant brut de la pension est inférieur à 2000€ ? Chacun a bien compris qu’il s’agit d’un « reculer pour mieux sauter » !

*Autre mesure : la défiscalisation des heures supplémentaires. Qui peut mieux en parler que Castaner, avant qu’il soit ministre ? Je cite : « La défiscalisation des HS, c’est 4 milliards de coût et 100 000 emplois perdus, ne l’oublions pas ». Nous n’oublions pas, Monsieur Castaner : eh oui, à part un nouveau cadeau au patronat, cette mesure n’apporte rien. Que dire de plus ?

*Que E. Macron ose regretter la disparition des services publics… quand il l’organise avec méthode et sans nuance par ailleurs.

*Qu’il n’est absolument pas question de revenir sur la suppression de l’ISF. Quand on est le président des riches, on le reste ! Et on prétend que les pauvres ont bien de la chance d’avoir des riches pour que ça « ruisselle ». *N’évoquons pas la demande d’E. Macron au patronat de consentir à octroyer une prime exceptionnelle à leurs salariés. Sans commentaire sur le séreux de ces propos ! Ça ne vous rappelle pas une autre « blague », lorsqu’il avait suggéré poliment aux propriétaires de baisser les loyers ? A propos, cependant, il est le « patron » des fonctionnaires. Vont-ils avoir droit à cette prime ?

*N’évoquons pas non plus l’exil fiscal ! Mais sachez-le : ce n’est pas bien. Quand E. Macron veut se donner des airs de président à l’écoute, voilà ce que ça donne ! Il ne réussit même pas à masquer sa condescendance. Il n’a pas, non plus, réussi à tromper. (...)

Les 14, 15 et 16 décembre 2018
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE LA CONVERGENCE DES SERVICES PUBLICS

Les 14, 15 et 16 décembre 2018

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE LA CONVERGENCE DES SERVICES PUBLICS

Maison des syndicats - 11 rue des archives - Métro Créteil-Université - Ligne 8

Documents joints
Document (PDF - 109.1 ko)
Par Yves MESCOFF
Nous publions ci-dessous une analyse du traité d’Aix-la-Chapelle, signé le 22 janvier 2019 par Merkel et Macron, écrite pour le Figaro par Olivier Gobin, Professeur à Paris II – Panthéon-Assas.
Par Jean-Claude CHAILLEY
Par Michel LABATIE
Par Jean-Claude Chailley
par Aude BERRI
par Jean-Claude Chailley
par Marie Berthommier
par Marinette Bache
numéro 173
Novembre 2018
Communiqué de la Convergence nationale rail
Par Jean-Claude CHAILLEY Secrétaire Général de Résistance Sociale
Par Jean Claude CHAILLEY
Par Mathias WEIDENBERG

REsistance SOciale
Association loi 1901
Siège social :
121 avenue Ledru Rollin
75011 PARIS
Tel : 06 33 82 05 15
Présidente de RESO
et directrice de la
publication :
Marinette BACHE