Journal RESO n° 150
Juillet/août 2016

Au sommaire ce mois-ci :

p.1 & 2 : L’édito / p.2 : Actualité sociale : Une victoire pour les Conti de Clairvoix / p.3 à 6 : Place au débat : La gauche dans le piège du Brexit (par Jean-Claude CHAILLEY) / p.7 : Solidarité internationale : Dilma Rousseff : retour sur une destitution scandaleuse (par Jean-Luc GARNIER) / p.8 : Coup de gueule : Les leçons des révolutionnaires en chambre (par Yves MESCOFF)

L’édito de Marinette Bache :

Malgré quatre mois de luttes et de manifestations, parfois importantes, Valls persiste et « assume » en utilisant à nouveau un 49-3 pour faire passer une loi massivement rejetée par les Français sans même permettre aux députés de la discuter en séance. Même la proposition d’un compromis par 123 parlementaires socialistes à l’initiative d’un député pourtant réputé proche du gouvernement a été balayée d’un revers de main ! Cette attitude autoritaire d’un président et d’un chef de gouvernement à moins d’un an d’une élection présidentielle et des élections législatives apparaît incompréhensible surtout lorsque ceux-ci battent les records d’impopularité. Le MEDEF affirme qu’elle ne créera aucun emploi... même si c’est pour réclamer plus encore de dérégulation. Les dirigeants des TPE/PME soumis aux ordres de commanditaires n’en veulent pas davantage car ils craignent les pressions accrues de ces derniers. Côté syndical, le front favorable à la loi s’est fissuré puisque la CGC a rejoint la contestation, imitée par des syndicats adhérents à l’UNSA ou à la CFDT. Pour la première fois depuis la guerre d’Algérie, une manifestation d’origine syndicale a failli être interdite. Et cela sous un gouvernement dit « de gauche » ! Un gouvernement qui apparaît de plus en plus minoritaire et dans sa tour d’ivoire, obsédé par sa volonté d’obéir coûte que coûte aux injonctions de la Commission européenne dont il partage les options libérales.

Même si les mois d’été ne sont pas propices à la mobilisation, et si la loi Travail sera probablement définitivement adoptée dans les semaines qui viennent, on peut s’attendre à ce que la contestation reparte de plus belle à la rentrée. L’exemple du CPE l’a montré : même publiée une loi peut toujours être retirée lorsque la contestation devient trop forte.

Il ne faut donc pas désespérer. Le combat doit continuer. Seule la lutte paie. L’exemple des Conti qui viennent d’obtenir un jugement favorable de la Cour de cassation plusieurs années après avoir été virés comme des « malpropres » est aussi un signe d’espérance.

Certes, face au pilonnage libéral dont elle est l’objet, y compris de la part de certains de ceux qui sont censés la représenter, la gauche est aujourd’hui morcelée. On ne compte plus les chapelles prêtes à organiser des primaires en vue de la prochaine élection présidentielle. Les initiatives des proches du Président se concurrencent sans parvenir a mobiliser. De son côté la droite n’apparaît guère mieux. Les candidats se bousculent pour la primaire même s’il n’en restera probablement que quelques-uns à pouvoir vraiment s’y présenter.

De son côté, le Front national semble compter les points mais il pourrait avoir à compter avec quelques ennuis judiciaires. (...)

DECLARATION COMMUNE CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL
8 juillet 2016
Les organisations syndicales de salarié-es et de jeunesse (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL) ont pris acte et dénoncent la nouvelle utilisation du 49-3, véritable déni de démocratie, pour faire passer le projet de loi travail. C’est bien la preuve, si celle-ci était nécessaire, que ce texte de régression sociale reste minoritaire. Soutenues par une large majorité de la population, elles réaffirment leur opposition à ce projet et la nécessité de nouveaux droits pour les salarié-es, privé-es d’emploi, étudiant-es, lycéen-es, retraité-es. Ce sont encore plus d’un million qui ont participé à la votation citoyenne et signifié leur rejet de ce projet.
Documents joints
Document (PDF - 34.1 ko)
L’Hôpital Bichat rentre dans sa 2eme semaine de grève
Journal REsistance SOciale n° 149
Juin 2016

Au sommaire ce mois-ci :

p.1 : L’édito / p.2 : Solidarité internationale / p.3 à 7 : Place au débat : Austérité et anti-syndicalisme tuent la démocratie (par Jean-Claude CHAILLEY) / p.8 : Coup de gueule : Des médias aux ordres (par Aure BERRI)

L’édito de Marinette Bache :

Comment écrire un édito aujourd’hui sans le consacrer au mouvement social d’ampleur qui refuse le projet de loi « travail » ?

Tous les sondages le confirment sans ambigüité, mais au-delà, l’ambiance dans l’opinion publique le confirme : les Français sont aux 2/3 opposés à ce projet de loi. Mieux, la population soutient franchement les grévistes –même quand elle souffre des conséquences de leurs actions. Et cela est nouveau ! Les Français souhaiteraient, certes, que les grèves s’arrêtent mais que ce soit après une victoire des grévistes ! Et ils l’expriment.

Manuel Valls, François Hollande et consorts ont bien saisi cette problématique : ils veulent faire passer leur projet de loi rétrograde et ils savent qu’ils sont minoritaires tant dans le pays qu’à l’Assemblée nationale. Il leur faut donc essayer de discréditer un mouvement qui bénéficie de la sympathie populaire.

Pour cela Valls s’en prend, d’une manière ignoble et indigne pour le Premier Ministre d’un président élu à gauche, à la plus importante organisation syndicale : la CGT. La voilà parée de tous les défauts… mais en même temps chargée d’assurer l’ordre et la sécurité aux abords de la manifestation et non pas seule-ment en son sein !

Bien sûr, Valls sait que ceci relève de la compé-tence des pouvoirs publics. Cela ne l’a pas empêché de tenir ces propos inqualifiables, « oubliant » les 7 autres organisations engagées dans le combat contre la loi Travail.

Résistance sociale a déjà condamné tous les casseurs ; l’attitude de ces irresponsables est préjudiciable, avant tout, au mouvement social. Les dégradations perpétrées à l’hôpital Necker comme celles effectuées auparavant sur le mobilier urbain ne sont pas admissibles. (...)

Référendum sur le projet de loi travail

Référendum sur le projet de loi travail

49-3, interdiction de manifester,... alors que 2/3 des citoyens refusent la remise en cause du code du travail induit par le projet de loi Travail, le gouvernement remet en cause un droit constitutionnel. Il est temps de réaffirmer la souveraineté populaire. Signez pour exiger un référendum sur ce projet de loi

Pour signer la pétition, Cliquez ICI

source : Rédaction de France Info
Réaction de la CGT aux propos inacceptables du Premier Ministre Manuel Valls
Mai 2016
Source : Trends Tendances
Convergence Nationale des Collectifs de Défense et de Développement des Services Publics
Source : AFP
Par Jean-Claude CHAILLEY - Publié dans le n° 147 (avril 2016) du journal REsistance SOciale
Michel Husson, Patrick Sauri, Stavros Tombazos et Eric Toussaint - Publié dans le n° 147 (avril 2016) du journal REsistance SOciale
Avril 2016
Communiqué
Brève publiée dans le n° 146 du bulletin REsistance SOciale - Mars 2016
Le "coup de gueule" d’yves Laot, publié dans le n° 146 du bulletin REsistance SOciale - Mars 2016
Contribution de Jean-Claude CHAILLEY au n° 146 du bulletin RESO - Mars 2016
Mars 2016

REsistance SOciale
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Marinette BACHE