COVID19 : la colère du professeur André Grimaldi
Source : lemonde.fr

Le médecin André Grimaldi, connu pour ses prises de parole vigoureuses, vient d’écrire par courriel à ses collègues de l’hôpital parisien, La Pitié Salpétrière. J’ai reçu le texte par un intermédiaire, je vous le livre sans plus de commentaires. (Sylvestre Huet - lemonde.fr)

Chers toutes et tous,

L’unité du pays pour respecter les consignes de confinement et donner la priorité absolue aux soins et aux soignants est totale.

L’appel du chef de l’État à faire taire toute critique, voire tout débat, apparaît au mieux inopportun, au pire inquiétant. Le temps viendra, nous dit-on. Mais quand ce temps sera venu, on risque fort de nous dire : « l’heure est à pleurer nos morts et à reconstruire le pays dans l’unité. Le moment n’est pas à la polémique. Regardons l’avenir plutôt que le passé ». Reste que pour avoir et garder la confiance des citoyens , il faut certes communiquer dans la transparence, mais il faut aussi être capable de reconnaître ses fautes.

Traiter l’hôpital public comme une entreprise commerciale devant se projeter dans le marché mondialisé de la santé c’était une faute, à vrai dire largement partagée depuis plus de 10 ans par les « décideurs » de tout bord politique. (...)

Protection de la population : Emmanuel Macron à une obligation de résultat
Communiqué de Résistance Sociale
Journal RESO n° 190
Mars 2020 - "Spécial crise sanitaire"

Au sommaire ce mois-ci :

p. 1 à 3 : Analyse / p. 3 : Solidarité internationale / p. 4 et 5 : Place au débat / p. 5 : Avez-vous remarqué ? / p. 6 : Coup de gueule - Un sondage significatif.

Analyse - Marinette Bache

Ce numéro de mars 2020 du bulletin de Résistance Sociale devait être le premier uniquement publié en numérique. La situation de confinement qui nous est imposée en fera un numéro spécial.

La crise sanitaire dure donc officiellement depuis le 17 mars à midi. La France, dans son ensemble, vit une situation de confinement inédite : nous sommes cloitrés chez nous et bien sûr, ce sont les plus défavorisés, les familles qui vivent dans de petits logements qui en souffrent le plus ; là également, l’inégalité règne. D’autres sont « au front », pour employer le vocabulaire guerrier -et sans doute inapproprié- de ceux qui nous gouvernent. Bien sûr il y a d’abord les personnels médicaux, infirmiers et soignants des hôpitaux, ceux de la santé « de ville » aussi, et ceux des EHPAD -qui vivent souvent un drame auprès des personnes âgées. Il ne faut pas oublier tous les personnels des services qualifiés « d’essentiels » : les agents de la propreté, des transports, des services funéraires, des pompiers, de la police et de la gendarmerie… personne, même dans ce gouvernement de libéraux, n’ose, en ces temps, contester la pertinence du service public ! Il y a tous ceux qui, dans les services sociaux et les associations, interviennent auprès des plus démunis. Il y aussi tous ces salariés que l’on oublie et qui nous permettent de continuer à vivre ; je pense en premier lieu aux personnels des supermarchés, principalement des femmes, caissières mal payées, qui sont chaque jour exposées au virus.

Ne revenons pas sur la décision de maintenir le 1er tour des élections municipales ; cela a sans doute été une occasion supplémentaire de propagation du virus. A partir du moment où ce tour a eu lieu, il devait être validé par respect pour tous ceux qui ont pris le risque de se déplacer pour accomplir leur devoir de citoyen comme pour tous ceux qui ont travaillé bénévolement à son organisation dans les bureaux de vote ; après cela le report du 2ème tour en juin était la seule décision possible.

Le bilan attendra la fin de l’épidémie. Mais dès maintenant, nous savons que ce bilan devra être fait. Dans les 2 assemblées des voix s’élèvent pour demander des commissions d’enquête parlementaires. C’est bien et ce sera utile. Mais le 1er bilan, il devra être établi par le peuple. Et déjà, on sait sur quoi il portera. (.../...)

Documents joints
La lettre du Raspe n°160
La lettre du Raspe n°160
Documents joints
Journal RESO n° 189
Février 2020

Au sommaire ce mois-ci :

p.1 : L’édito / p. 2 : Solidarité internationale / p.4 à 6 : Place au débat : La réforme des retraites, clé de voûte des réformes Macron / p.6 et 7 : Actualité sociale (Retrait réforme retraite et Hospitalisation à l’américaine)/ p.8 : Coup de gueule (communiqué CDDSP)

L’édito de Marinette Bache

Voici donc mon dernier édito dans la version « papier » de notre bulletin mensuel. Des contingences matérielles nous contraignent à abandonner ce canal au profit du seul numérique. Notre combat continue cependant. Et il reste le même, avec vous, fidèles lecteurs, à nos côtés.

Un édito que j’écris dans une période politique hallucinante où le candidat macroniste à la Mairie de Paris démissionne suite à la publication d’une vidéo sexuelle qu’il a lui-même envoyée lorsqu’il était porte–parole du gouvernement. Qu’y a-t-il de plus ahurissant : Que ce genre « d’atteinte à la vie privée » se banalise ou bien qu’un ministre soit assez irresponsable pour se conduire de la sorte ? Ce type a quand même la confiance (c’est un de ses proches) de celui qui possède le pouvoir d’appuyer sur le bouton du nucléaire. Ca fait froid dans le dos.

C’est la ministre Buzyn qui va faire la campagne municipale de Macron à Paris. On continue à nager dans le surréalisme. N’est-on pas en pleine épidémie du coronavirus ? Et Buzyn, n’est pas celle qui est responsable du plus long mouvement social connu dans les hôpitaux publics, presque un an et toujours en cours ? Celle qui a supprimé 4500 lits en 2 ans ? Celle qui a réussi à unir tous les acteurs de l’hôpital, de l’aide-soignant au professeur de médecine, contre ses projets ? Celle contre laquelle ont démissionné les chefs de service ? Celle qui ferme les maternités et les hôpitaux de proximité ?... Pire, c’est Olivier Véran qui la remplace au ministère des Solidarités et de la Santé. Qui est cet illustre inconnu de député macroniste ? Celui qui a, en 2018, déposé un amendement pour retirer la Sécurité sociale de la Constitution ! (...)

Rubrique "Solidarité internationale" - Journal RESO n° 190 - Mars 2020
Rubrique "Avez-vous remarqué ?" - Journal RESO n° 190 - Mars 2020
Un article d’Étienne Girard publié dans "Marianne" le 20 mars 2020
Par Marinette Bache - Journal RESO n° 190 - Mars 2020
Publié le 21/03/2020 à 21:00 (paru dans Marianne)
Communiqué de la CDDSP - Bulletin RESO N° 189 - Février 2020
Par Marie BERTHOMMIER - Bulletin RESO n° 189 - Février 2020
Par Jean-Claude CHAILLEY - Bulletin RESO n° 189 - Février 2020
Article de Jean-Claude CHAILLEY publié dans le n° 188 du journale Résistance Sociale (janvier 2020)
Extrait de « L’Humanité » du mercredi 11 décembre 2019 publié dans le n° 188 du journal Résistance Sociale (janvier 2020)
Lettre publiée le 21 janvier 2020 par la Coordination nationale des hôpitaux et maternités de proximité et publiée dans le n° 188 du journal Résistance Sociale (janvier 2020)
"Coup de gueule" de Claude NICOLET publié dans le N° 188 du journal Résistance Sociale (janvier 2020)
Janvier 2020
Par Henry STERDYNIAK, économiste des économistes atterrés - Publié dans le n° 187 du journal Resistance Sociale (décembre 2019)
Journal RESO n° 187 - Décembre 2019
Journal RESO n° 187 - Décembre 2019
Journal RESO n° 187 - Décembre 2019
Macron retire ton plan

REsistance SOciale
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