Journal REsistance SOciale n° 148
Mai 2016

Au sommaire ce mois-ci :

p.1 : L’édito / p.2 : Solidarité internationale / p.3 à 6 : Place au débat (par Jean-Claude CHAILLEY) / p.7 : Actualité sociale (par Emmanuelle RONCIN) / p.7 : Convergences Services Publics / p.8 : Libre parole (par Claude REISS)

L’édito de Marinette BACHE :

Ce mois de mai aurait dû être pour la gauche un mois d’anniversaires et de festivités. 80 ans du Front populaire, 35ème anniversaire de la victoire de François Mitterrand à l’élection présidentielle, 227ème anniversaire de l’ouverture des Etats Généraux qui allait entraîner la Révolution française. Pourtant personne à gauche n’a eu envie de fêter ces anniversaires, pas plus que celui de l’arrivée de François Hollande à la Présidence de la République. Ce mois de mai, qui s’achèvera par les commémorations de la semaine sanglante marquant l’achèvement de la Commune de 1871 et de l’horrible bataille de Verdun de 1916, restera surtout dans la mémoire comme celui où un gouvernement dit de gauche aura osé (un 10 mai !) bâillonner la représentation parlementaire en faisant usage de l’article 49-3 de la constitution sur un texte qui remet en cause plus de 100 ans de luttes sociales et les conquêtes majeures obtenues contre le patronat. Jaurès mais aussi Léon Blum, que le Parti Socialiste a osé célébrer le 1er mai, doivent se retourner dans leurs tombes. Même si, comme le souligne Jean-Claude Chailley dans son article, ce texte est la transposition d’orientations de la Commission européenne, jamais un gouvernement se recommandant de la gauche n’avait osé piétiner à ce point les valeurs dont celle-ci se réclame, allant même jusqu’à contredire ce qu’avait affirmé la motion majoritaire du congrès de Poitiers du PS signée par nombre de ministres dont le premier d’entre eux. Pourtant la lutte continue. Même si la motion de censure a échoué, le texte de loi continue son chemin et sera bientôt discuté au Sénat avant de revenir devant l’Assemblée nationale. Surtout, la mobilisation des salariés et des étudiants et lycéens ne faiblit pas malgré la proximité des examens de fin d’année. Les vacances scolaires étant partout terminées, ainsi que les week-ends prolongés, on peut espérer que les cortèges des manifestations seront plus fournis et démontreront avec force le refus majoritaire des salariés et de la population en général de ce texte d’inspiration libérale.

Bien sûr, on songe à mai 1968 ou à mai 1936 même si le contexte n’est pas le même. Le mouvement social d’aujourd’hui est freiné par le chômage de masse et la peur de ceux qui ont un boulot de le perdre. Et la présence de casseurs lors des manifestations rebute sans doute certains à y participer. A ce propos, on me permettra de souligner mon refus de tout amalgame entre manifestants et casseurs, de même que mon refus de considérer que tous les policiers et gendarmes se rendraient coupables d’actes inqualifiables à l’égard des manifestants. Même si, comme partout ailleurs il y a des brebis galeuses, la police dans son ensemble est républicaine et accomplit correctement sa tâche alors qu’elle est particulièrement sollicitée depuis les attentats du 13 novembre. (...)

La lettre du Raspe N° 134
Documents joints
Document (PDF - 4.3 Mo)
JOURNAL du SYNDICAT GENERAL des TRANSPORTS des REMONTEES MECANIQUES et SERVICES des PISTES C.G.T Alpes du Nord N ° 122
Documents joints
Document (PDF - 3 Mo)
Bulletin d’avril 2016 du CNCDDSP
Convergence Nationale des Collectifs de Défense et de Développement des Services Publics
Documents joints
Document (PDF - 1.7 Mo)
Journal REsistance SOciale n° 147
Avril 2016

Au sommaire ce mois-ci :

p.1 & 2 : L’édito / p.2 : Solidarité internationale (Pologne, Algérie, Afrique du Sud) / p.3 à 7 : Place au débat (Que faire des banques ? Des mesures immédiates pour aller vers la socialisation) / p.8 : Coup de gueule (Vers l’implosion de la société française)

L’édito de Marinette Bache :

François Hollande s’est donc exprimé face aux Français. Comment ne pas être stupéfait devant tant d’autosatisfaction, pour ne pas dire d’autisme ? Celui qui est encore, sans plus aucun crédit – même Sarkozy, à la fin de son quinquennat en avait davantage – le Président assume, avec une totale déconnexion de ce que vit notre peuple, un bilan catastrophique d’une politique totalement au service du patronat, oubliant par qui il a été élu. Totalement hors-sol, il a prouvé une fois de plus soit qu’il ne comprenait rien aux difficultés des Français, donc son incompétence, soit qu’il s’en détachait, donc son asservissement au monde de la Finance.

Une fois de plus, on nous joue la ritournelle de la politique gouvernementale qui ne serait pas assez expliquée. Cà irait mieux, mais les Français ne s’en rendraient pas compte, affirme Julien Dray. Prendrait-on nos concitoyens pour des idiots ? Les engagements de Hollande étaient d’avoir des résultats en matière d’emploi, de pouvoir d’achat ou de sécurité. Passons sur le scandaleux épisode de la déchéance de nationalité, quelle « pédagogie » pourrait faire avaler aux Français que les précariser un peu plus permettrait de lutter contre le chômage ? Seuls 37% des sympathisants socialistes croient encore à cette politique. Et combien sont-ils aujourd’hui les « sympathisants » socialistes, avec un parti qui se vide ?

A Myriam El Khomri, qui affirme « ne jamais avoir dit que le Code du travail créait le chômage », on posera la question : alors pourquoi le détruire encore un peu plus ? Pourquoi faciliter les licenciements ? Pourquoi avancer de fait vers la suppression des CDI ? La réponse est simple : pour augmenter les bénéfices des actionnaires ! L’inversion de la hiérarchie des normes contraindra les salariés à accepter de plus mauvaises conditions de travail, l’augmentation de leur temps de travail, des heures supplémentaires moins payées et au final une baisse des salaires…

Que nos gouvernants ne s’indignent pas des pratiques démasquées par les « Panama papers » quand on met tout en place pour assurer « le secret des affaires » et faciliter l’évasion vers les paradis fiscaux à travers la directive européenne soutenue par la France et votée par la plupart des eurodéputés français.

Et la loi Travail permettra à une entreprise française, soi-disant en difficulté, de licencier quand le groupe mondial auquel elle appartient fait des bénéfices. On imagine tout de suite les accommodements comptables qui permettront à la fois de licencier légalement et de soustraire les profits à l’impôt en France. (...)

Source : Trends Tendances
Source : AFP
Par Jean-Claude CHAILLEY - Publié dans le n° 147 (avril 2016) du journal REsistance SOciale
Michel Husson, Patrick Sauri, Stavros Tombazos et Eric Toussaint - Publié dans le n° 147 (avril 2016) du journal REsistance SOciale
Communiqué
Brève publiée dans le n° 146 du bulletin REsistance SOciale - Mars 2016
Le "coup de gueule" d’yves Laot, publié dans le n° 146 du bulletin REsistance SOciale - Mars 2016
Contribution de Jean-Claude CHAILLEY au n° 146 du bulletin RESO - Mars 2016
Mars 2016
Appel à manifestation inter syndicale ile de France
Communiqué commun d’appel a manifestation
Source fr 3 Franche-Comté
Source : La nouvelle république.fr
Communiqué de presse de Resistance Sociale - 1er mars 2016

REsistance SOciale
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Marinette BACHE