Journal Résistance Sociale n° 170

Au sommaire ce mois-ci :

p.1 : L’édito / p.2 : Hommage à Liliane Caillaud-Croizat / p.3 à 5 : Place au débat : quelle refondation de l’Union européenne ? / p. 6 et 7 : Actualité sociale / p.8 : Coup de gueule

L’édito de Marinette Bache :

Bientôt la 11ème séquence de grève à la SNCF. Quoi qu’en disent le gouvernement et la direction de la SNCF, le mouvement ne s’essouffle pas. Conducteurs, contrôleurs et aiguilleurs sont toujours fortement mobilisés. Nul doute que la consultation organisée par les syndicats rencontrera un écho important comme cela a été le cas à Air France, obligeant le PDG, désavoué, à démissionner. Il n’est pas sûr que Pépy, qui a déjà déclaré cette consultation illégale, accepte d’en tirer les mêmes conclusions. Mais illégale pourquoi ? Parce que ce n’est pas le PDG qui l’organise ? Et pourquoi ne serait-il pas possible aux organisations syndicales de consulter l’ensemble du personnel ne serait-ce que pour s’assurer que leur démarche reçoit l’accord de celui-ci ? Sans doute ce qui embarrasse le PDG c’est que preuve soit faite, au-delà des chiffres de grévistes, que cette grève est largement soutenue en interne, comme elle l’est majoritairement chez les usagers même si les instituts de sondage à la solde du pouvoir tentent de démontrer le contraire. Chacun a bien conscience que si les cheminots perdent leur combat, ce sont d’autres pans entiers de nos droits sociaux qui risquent de partir en fumée.

Deuxième journée de solidarité, rabotage des prestations sociales, contractualisation de la fonction publique, remise en cause du temps de travail des fonctionnaires, attaque frontale contre la Sécurité sociale …, les projets du président et du gouvernement ne manquent pas. C’est pourquoi on ne peut que se réjouir de voir l’ensemble des syndicats présents au mouvement unitaire du 22 mai pour la défense du service public, plus particulièrement de la Fonction publique, et plus encore de constater l’appel commun de plus de 80 organisations à la journée du 26 mai. (...)

Les 22 mai et 26 mai 2018 : Ensemble, citoyens, usagers et personnels dans la défense et la reconquête des services publics

SNCF, écoles, universités, hôpitaux, maternités, centres IVG, Postes, crèches, électricité, gaz, eau, logement social, bus, tram, services municipaux, départementaux, d’Etat, Sécurité Sociale, EHPAD … Ce sont les services publics !

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GREVE et MANIFESTATION Mardi 22 mai 2018
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ENSEMBLE, MOBILISONS-NOUS POUR LA DEFENSE ET LE DEVELOPPEMENT DES SERVICES PUBLICS.
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Journal Résistance Sociale n° 169
Avril 2018

Au sommaire ce mois-ci :

p.1et 2 : L’édito / p.2 : Solidarité internationale / p.3 à 7 : Place au débat : la réforme de la SNCF, par Didier le Reste / p. 7 : Actualité sociale / p.8 : Coup de gueule

L’édito de Marinette Bache

Les grèves SNCF battent leur plein et on ne peut que saluer la détermination des cheminots, qui outre défendre leur fameux « statut », sont à la pointe du combat en faveur du service public et pas seulement celui des transports mais aussi d’une protection sociale chèrement acquise par les luttes des salariés. Les usagers comprennent majoritairement le sens de cette mobilisation. Et ils ont beaucoup de mérite au moment où tous les médias (et pas seulement ceux qui sont au service, pour ne pas dire aux ordres du gouvernement et de ceux qu’il représente) vantent la réforme.

Après la mobilisation des EPHAD, il y a eu celle des retraités. Aujourd’hui, non seulement les cheminots sont en action, mais également les fonctionnaires et les étudiants, les travailleurs de l’énergie (contre la privatisation des barrages). Des luttes se développent dans les tribunaux, les aéroports (qui sont sur la liste des privatisations), les hôpitaux, contre la fermeture de bureaux de poste… Toutes ces luttes montrent que notre peuple tient à ses services publics.

L’enjeu est donc d’unir toutes ces luttes, car Macron, au contraire, tente de monter les catégories de population les unes contre les autres. Pour cela, il a nombre d’éditorialistes à sa botte, qui ne mettent en avant que les « privilèges » des uns et les « avantages » des autres. C’est une bataille d’opinion que nous avons à mener.

A la SNCF, les syndicats ont réussi à dépasser leurs divergences pour gagner l’unité. Une unité fragile mais ô combien précieuse et il nous incombe de la protéger en passant par-dessus des différences qui peuvent agacer. C’est la condition nécessaire de la victoire.

Une victoire indispensable car si Macron gagnait ce serait de nouvelles parts du patrimoine légué par les luttes de nos anciens qui seraient vendues à l’encan à ses amis financiers : hôpitaux, transports fer et air, énergie, communication. Fini le service public pour tous, bonjour le privé à la Thatcher. Terminés les statuts, cheminots ou autres, voici la concurrence généralisée des salariés entre eux pour le plus grand profit des actionnaires. Or, ne l’oublions pas, ce sont les différents statuts publics qui protègent les usagers. (...)

REsistance SOciale
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Présidente de RESO
et directrice de la
publication :
Marinette BACHE